Le CAMULC présent à l’Assemblée Générale du PRODISS- 18 & 19 Septembre 2022

Le CAMULC, représenté par Philippe Lhomme, son président, et Daniel Stevens, son Délégué Général, était présent à l’Assemblée Générale du PRODISS les 18 et 19 septembre dernier. Lors de cette Assemblée, la fusion du CAMULC, du SNDTP et du PRODISS a été abordée devant les membres du PRODISS rassemblés. Philippe Lhomme y a pris la parole, dont voici l’allocution rapportée ci-dessous.

« Mesdames et Messieurs les Représentants des Pouvoirs publics,
Monsieur le Président et Messieurs le Directeur général et Directeur général adjoint du CNM,
Monsieur le Représentant de la SACEM,
Chers artisans du Spectacle Vivant Privé,
Chers adhérents du PRODISS,
Chers futurs Partenaires,

Contrairement au SNDT, le CAMULC est un jeune syndicat. Il a été créé en 2016 par une dizaine de patrons de cabarets convaincus que leurs établissements ne pouvaient plus être assimilés aux discothèques et aux clubs, comme ils l’avaient été jusqu’alors.

En créant le CAMULC, nous voulions bâtir une organisation spécialement dédiée à la défense des intérêts des cabarets. Cet aspect « identitaire » est fortement ancré dans l’ADN du CAMULC.

Nous regroupons aujourd’hui près d’une centaine de cabarets répartis dans toute la France. Ils représentent plus de 75% du chiffre d’affaires réalisés par ce secteur.

Dès la constitution de notre syndicat, nous étions cependant convaincus qu’une fois notre identité bien affirmée, une fois les fondamentaux de nos entreprises bien fixés, nous avions, avec les théâtres, avec les exploitants de salles de spectacles, avec les organisateurs de concerts ou de festivals, avec les producteurs de spectacles de divertissement, bref avec toutes les entreprises actives dans le spectacle vivant privé de multiples intérêts communs et certainement plus de force en faisant valoir ces intérêts dans l’union plutôt qu’en ordre dispersé.

Aussi, nous avons bâti une première alliance avec ceux qui nous paraissaient les plus proches de nous, les théâtres qui, à notre image, cumulent généralement le métier de producteurs de spectacles avec celui d’exploitant des salles où se donnent ces spectacles. Il en a résulté la FÉDERATION SCÈNES qui rassemble, sur base de la plus stricte égalité, le SNDTP et le CAMULC.

SCÈNES est, depuis, devenue la seconde organisation représentative du secteur du spectacle vivant privé, derrière le PRODISS.

Avec la signature du protocole, nous avons franchi un nouveau pas décisif en visant la fusion, à terme, du PRODISS, du SNDTP et du CAMULC.

La très longue crise de la Covid nous a rapproché. Comme l’a rappelé Bertrand THAMIN dans son intervention, nous avons géré cette crise ensemble. La mise sur pied d’un « comité de pilotage » réunissant Olivier Darbois et plusieurs élus du PRODISS, Bertrand THAMIN et moi-même, ainsi que les directeurs généraux de nos trois organisations nous a permis d’aligner nos positions et de maximiser le niveau des aides que nous avons pu obtenir de l’État.

Nous avons aussi appris à mieux nous connaitre et à comprendre ce que chacune de nos organisations attendait d’un rapprochement et ce qu’il convenait de mettre en place pour que celui-ci soit bénéfique pour nos adhérents respectifs. Le protocole d’accord que nous avons signé en juillet dernier, qui encadre le processus devant mener à une fusion pure et simple, est le reflet de cet objectif.

Je tiens à remercier Olivier Darbois et les autres négociateurs du PRODISS pour la qualité de leur écoute et l’ouverture d’esprit dont ils ont fait preuve en acceptant de commencer par ouvrir les portes et les fenêtres du PRODISS tel qu’il est aujourd’hui pour imaginer ce qu’il pourra être demain, avec une gouvernance plus adaptée, en particulier pour tenir compte des spécificités des nouveaux adhérents issus du SNDTP et du CAMULC. Ces adaptations permettront que nos membres et ceux du SNDTP se fondent dans le nouveau PRODISS, que nous appelons pour l’instant entre nous le « GRAND SYNDICAT », mais dont la dénomination future reste à trouver, et qui sera une organisation construite dans le respect des spécificités et des intérêts fondamentaux de tous.

Si nous menons à bien ce processus vers la fusion – et je n’ai aucun doute que nous y arriverons – nous aurons tous ensemble, à notre disposition, une organisation plus forte et capable de porter plus efficacement encore que par le passé nos revendications et la défense de nos beaux métiers.

Merci et un grand salut cordial et confraternel de la part de tous les cabarets de France ! »